jeudi, 27 mars 2008
Afriktag, suite et fin
Maintenant passons aux 3 musiciens africains que j'aime bien :
Honneur aux dames, et place à Aïcha Koné, la talentueuse diva de la chanson ivoirienne dont la longévité artistique force le respect.
Quand le jazz et le funk rencontre la musique traditionnelle africaine et que le tout est assaisonné par l'illuminé Fela kuti, le résultat est forcément détonnant. Je l'ai déjà dit à plusieurs reprises sur ce blog, le père de l'afrobeat est tout simplement un génie. Hyper-productif de son vivant, il nous a légué en héritage une impressionnante discographie et deux fils qui ont dignement repris le flambeau.
Enfin, le 3ème musicien africain de mon choix est Boni Gnahoré que je surnomme affectueusement le Fela Kuti ivoirien. J'apprécie particulièrement son univers décalé et le côté très tribal des sonorités de ses compositions. A découvrir d'urgence.
Ci-dessous vous trouverez une sélection des principaux styles de musique africains qui cohabitent dans mon lecteur mp3. Petit clin d'oeil à Gnawa Diffusion, un groupe mondialement connu originaire de Grenoble.
Les 3 bloggeurs afro-orientés que je dois afriktaguer :
- Madison, d'une part pour me faire pardonner de ne pas avoir pensé à elle lors de la première vague de tags et d'autre part même si elle n'est pas pour ainsi dire une afro-orientée, l'intérêt qu'elle porte à nos histoires de nè... me touchent au plus haut point.
- Alex Engwete ou Jean Pierre ou les tribulations d'un africain en Amérique c'est au choix. Un blog que je viens de découvrir et que j'apprécie particulièrement pour les qualités d'écriture et la générosité de son auteur.
- Poukoi, pourquoi pas?
00:30 Publié dans rue case nègre , ondikoi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : afrique, blogsphère, musique
lundi, 26 novembre 2007
Contrefaçons africaines
"Je t'aime, moi non plus" par Koffi Olomidé & Nayanka Bell
12:15 Publié dans rue case nègre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : musique, RDC, cameroun, koffi olomidé, nayanka bell, Brassens en Afrique
mardi, 04 septembre 2007
Tel père, telle fille
Une énergie vitale qu'on sent impatiente, beaucoup de charme aussi, et d'introspection, telle est la chanteuse ivoirienne Dobet Gnahoré. Quand de ses grands yeux brillants, elle balaie le public, le regard rieur se fait tantôt timide, tantôt provocateur, conviant à entrer dans les rythmes saccadés des forêts du sud ou les mouvements ondulatoires des danses d'Afrique australe. Occupant l'espace avec bonheur, naviguant allègrement entre les basses et le soprano, elle invite à partager sa joie sur scène. Comment rester insensible à ce timbre, jeune, mais déjà si bien maîtrisé ? Sa voix, son charisme et sa grande présence, nourris de plusieurs années de travail théâtral et chorégraphique séduisent le spectateur…Fille de Boni Gnahoré, maître tambour, comédien, chanteur et membre fondateur du village Ki-Yi, Dobet Gnahoré a grandi et appris les arts de la scène, avec ses camarades d'âge du « village ». Le village qui domine la cité U du quartier de la Riviera 2 d'Abidjan est une communauté où tous les habitants sont des artistes. Ils créent et diffusent leur théâtre, leur musique, leur danse, leur peinture, le tout sur place. S'essayant ainsi à nombre de disciplines artistiques, Dobet est devenue une artiste aux multiples talents. C’est aussi dans son village qu’elle cultive la conscience de son identité africaine et s’imprègne des problèmes récurrents du continent.
Dobet Gnahoré est une révoltée. Dans ses chansons, elle dénonce le pillage de l’Afrique, ironise sur la polygamie. Elle y fustige les hommes assoiffés d'argent, sourds aux cris de la nature victime de leurs errements. Dans sa manière d'être au chant et à la danse, puissante et musclée, et avec une grande force de caractère, Dobet Gnahoré réaffirme l'existence d'une nouvelle génération de chanteuses africaines battantes, engagées contre « l’afropessimisme ».
"Guitare, calebasse, cloche, gratte, djembé, charleston, balafon, aoko, tous s’accouplent et produisent un genre qu’il serait hasardeux de classer. Une musique fraîche, sobre, chaleureuse, apaisante. "via theatreonline.com
19:00 Publié dans rue case nègre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : dobet gnahoré, boni gnahoré, côte d'ivoire, musique

