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dimanche, 06 juillet 2008

Trash talk

panneaux.jpgPanneau publicitaire* dans la commune du Plateau, par Y-Voir-Plus

Trop de pub, tue la pub...et accessoirement le paysage urbain.
Les annonceurs ivoiriens rivalisent d'originalité pour occuper les panneaux publicitaires qui pullulent dans le district d'Abidjan. Le blog Babi Watch leur est même consacré. Cette frénésie de communication illustre le dynamisme économique de la ville mais à l'inverse contribue à dénaturer, comme tant d'autres maux, l'environnement abidjanais. C'est à se demander s'il existe une législation règlementant l'implantation de tous ces supports publicitaires. Notons tout de même que l'assainissement du secteur semble désormais d'actualité comme le révèle un récent billet de Yoro. Donc affiche affaire à suivre.

*Dans le langage ivoirien, Yako est une marque de compassion.

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jeudi, 26 juin 2008

Mani pulite

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A la faveur de la sortie de crise, le Président Laurent Gbagbo a lancé depuis début juin 2008 une vaste opération anti-corruption en Côte d'Ivoire. Morceaux choisis dans la presse locale sur les tenants et aboutissants de cette opération mains propres.
 
- Laurent Gbagbo le fou : Depuis l'avènement au pouvoir de Laurent Gbagbo, la société ivoirienne a connu un développement de magouilles et de malversations par des personnes très proches de lui. S'il (Gbagbo) décide de les combattre, cela peut l'impliquer et l'emporter aussi, en dépit de sa bonne volonté" Hervé N'KAME (analyste politique)
 
- Laurent Gbagbo l'opportuniste : "tout ce remue-ménage qui se fait dans la filière, répond ni plus ni moins, à une stratégie politique. Gbagbo le fait dans un but purement électoraliste...C’est pourquoi, il a attendu juste que l’on soit à cinq mois seulement des joutes électorales pour engager cette opération mains propres."Yves-M. ABIET (le Patriote)
 
- Laurent Gbagbo l'incorruptible : "aucun Ivoirien, fut-il parent d’un inculpé, ne peut s’opposer à la décision du président de la République de moraliser la vie publique. Bien au contraire, elle le réconciliera pour de bon avec ceux qui, jusque-là, ne comprenaient pas son mutisme. Avec cette décision courageuse de n’épargner personne, pas même ses proches, Gbagbo se met en phase avec le peuple et montre que s’il n’y avait pas eu la guerre, le pays n’aurait pas dérapé de la sorte." Abdoulaye VILLARD SANOGO (notre voie)
 
Au regard des 6 dernières années de crise qui viennent de s'écouler, mais aussi comme le sous-entendent les deux derniers extraits, le hasard n'a jamais fait partie de la stratégie de Laurent Gbagbo. Toutefois, quelque soit ses motivations, l'essentiel est que cette moralisation tant attendue des affaires publiques prenne enfin forme. Pour le reste, le débat contradictoire permettra de départager les candidats lors de l'élection présidentielle prévue en novembre 2008.
Quelques cas de corruption en Côte d'ivoire exemple 1 - exemple 2 - exemple 3

mercredi, 25 juin 2008

Liberté d'expression...

...version Zine el-Abidine Ben Ali, Président de la République de Tunisie.

 

mercredi, 18 juin 2008

Chinoiseries?

La Maison des députés de Yamoussokro livrée en 2006 par nos "amis" chinois s'effriterait déjà selon Poukoi. Quant au palais de la culture d'Abidjan il est en danger selon les propres termes de son directeur Sidiki Bakaba. De graves problèmes d'étanchéité menacent un des plus beaux édifices de la capitale économique ivoirienne. Face à cette situation, la question que l'on peut légitimement se poser est : comment se fait il qu'un ouvrage mis en service seulement depuis 1999 puisse déjà présenter de telle signe de fatigue? La faute est elle seulement imputable à "la disparition" des 580 millions de francs CFA alloués par l'Etat pour les travaux de maintenance du bâtiment ou la conception made by chinese est elle aussi à mettre en cause...
"Les chinois construisent bien, vite et pas cher..." nous dit on!
Pour la diligence et le coût rien à redire, pour la finition l'avenir nous situera.

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Signe de fatigue (en bas à droite) au  Palais de la  Culture  d'Abidjan  en  2006 ,  par  Y-Voir-Plus

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mardi, 13 mai 2008

Or noir...Misère noire

En Afrique, "l’argent du pétrole s’évapore dans la savane"... les pays exportateurs, tel le Nigeria, n’utilisent qu’une infime part de cette manne pour améliorer le sort de millions de pauvres, et l’or noir devient paradoxalement un frein au développement...L’or noir a bouleversé la structure des économies et bloqué le développement d’autres activités d’exportation, alimenté le clientélisme, la corruption et la bureaucratie, sans profiter aux plus démunis...

 

 

Puisse la prometteuse filière pétrolière ivoirienne écarter ce mauvais scénario pour ses plans de développement à venir.

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samedi, 10 mai 2008

Le petit dictateur illustré

Par detteodieuse.org

 


dimanche, 20 avril 2008

Hot Dog

Lu sur angopress.com
 

Arrestation d'un vendeur de viande de chien à Luanda

fbb452d3db78333a63250ff202a1f372.jpgLe Commandement de la Cinquième Division de la Police Nationale a arrêté mardi, un citoyen qui commercialisait délibérément la viande de chien, dans la commune de Palanca, municipalité de Kilamba Kiaxi. Abordé par l'Angop, le commandant de la Cinquième division, Dias do Nascimento, a dit que ce citoyen vendait la viande de chien, en compagnie de deux autres personnes actuellement en fuite. Ce citoyen de 31 ans, a-t-il poursuivi, a été probablement séduit par le désir d'un bénéfice facile. Dias do Nascimento a, d'autre part, informé que la détention a été possible grâce à la dénonciation d'habitants locaux, qui auraient perçu que la viande commercialisée n'était pas celle de boeuf. "Au moment de l'arrestation, la police avait trouvait dans sa résidence des vestiges de sang d'animal, ainsi que le corps d'un chien mort", a finalement conclu le commandant de la Cinquième division de la Police Nationale.

vendredi, 28 mars 2008

Psychanalyse du dirigeant noir africain

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Bienvenue à l'aéroport personnel du Président!    
Charles Onyangbo-Obbo, The East African, mars 2008
 
La semaine dernière, le terminal national de l'aéroport d'Entebbe, qui a été refait à neuf, a failli être dévolu à l'usage exclusif du président Yoweri Museveni [de l'Ouganda]. Tout le monde s'est indigné. Le plus étonnant, cependant, n'est pas l'exagération dans les privilèges présidentiels, mais qu'autant de gens s'en offusquent. Ce comportement fait partie d'une affection qui frappe les dirigeants africains au pouvoir depuis plus de deux décennies et que l'on pourrait appeler la "crise des vingt ans" ou, mieux encore, le syndrome de "Yamoussoukro-Gbado-Lite". Pendant leurs premières années au gouvernement, beaucoup de dirigeants africains passent par une phase d'idéalisme. Les promesses et les espoirs pleuvent, comme lorsque Museveni a affirmé que le pays serait "modernisé" et "transformé en un tigre économique". Et, en général, les choses changent vraiment. Des routes sont construites ou réparées. Des dispensaires sont créés dans les campagnes. Des réformes économiques et juridiques sont mises en place, et le pays se voit doté d'une Banque centrale et d'un pouvoir judiciaire parfois indépendants. La prospection du sol est accélérée, et l'on trouve du pétrole ou des diamants.

Presque toujours, comme en Ouganda, on lance des plans de modernisation de l'agriculture. Ces derniers temps, l'enseignement primaire universel et gratuit fait constamment partie du tableau. Mais, une fois que tout a été dit et fait, on voit que la situation économique générale n'a pas évolué et que les conditions de vie de la majorité des habitants ne se sont que très peu améliorées. Alors, au bout de vingt ans, les dirigeants finissent par comprendre qu'ils ne peuvent pas transformer leurs pays en puissances mondiales à revenu intermédiaire.

A partir de là, on assiste à la multiplication d'activités de remplacement, destinées à conférer à nos dirigeants l'importance et la grandeur personnelle qu'ils n'ont pas réussi à atteindre en utilisant intelligemment leurs pouvoirs pour transformer leur pays. C'est l'équivalent politique du Viagra. C'est ainsi qu'en Côte-d'Ivoire Félix Houphouët-Boigny construisit la plus grande cathédrale du monde dans sa ville natale, Yamoussoukro. Dans l'ancien Zaïre, Mobutu Sese Seko s'était offert à Gbado-Lite, au fin fond de la jungle, un palais princier orné de marbre et de diamants, et pourvu de sa propre piste d'atterrissage. Au Zimbabwe, pendant que son pays s'écroulait autour de lui, le président Robert Mugabe a dépensé une fortune dans un palais similaire.

Mais les grands hommes ne profitent pas beaucoup de ces somptueuses bâtisses. En effet, arrivés à ce stade, ils deviennent paranoïaques et, lorsqu'ils sont dans leur palais solitaire ou qu'ils se retrouvent les seuls utilisateurs d'un terminal, ils sentent qu'ils sont des cibles plus faciles pour leurs ennemis. Il s'agit d'une régression par rapport à la mentalité qui a marqué les premières années d'indépendance sur le continent. Certes, les chefs d'Etat de cette époque aimaient donner leur nom aux choses et mettre leur portrait sur les billets de banque, mais, à la différence de leurs successeurs actuels, qui préfèrent les projets privés, ils aimaient les grandes œuvres publiques. C'est ce qui explique la construction du barrage d'Akosombo [au Ghana], jadis décrié et aujourd'hui encensé. Ces dirigeants-là étaient capables de survoler une vaste plaine et de décider d'y édifier une nouvelle capitale. Ils construisaient des usines gigantesques et des aéroports au milieu de nulle part. Ces projets étaient généralement coûteux et inutiles, mais au moins ils étaient inspirés par un souci de l'intérêt général plus noble que ce que l'on peut voir aujourd'hui.

Je me souviens d'un article, que j'ai lu il y a quelques années, sur Menahem Begin, l'un des fondateurs de l'Etat moderne d'Israël, général décoré dans les nombreuses guerres livrées par son pays. Pendant la période où il fut Premier ministre et après avoir quitté son poste, il a vécu dans un modeste appartement qu'il partageait avec sa fille. Les hommes comme Begin n'ont pas besoin de terminaux d'aéroports personnels pour être grands. Que l'on aime ou que l'on haïsse Israël, la situation actuelle du pays montre bien que ces hommes ont réussi à changer leur monde.

jeudi, 21 février 2008

La Côte d'Ivoire qui stagne

Pour ne pas dire qui recule...

 

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VOIRIE, DÉGRADATION AVANCÉE !
Josette barry, fraternité matin, février 2008
 
La voirie à Abidjan se dégrade inexorablement. Et le problème se pose avec plus d’acuité par endroits. Où la chaussée a fait place à de larges crevasses, voire de grands trous béants qui érodent les caniveaux à grand débit d’eaux usées. Celles-ci charrient des ordures provenant des ménages, des ateliers et autres commerces. Certaines voies proches de ces caniveaux à ciel ouvert sont désormais dépourvues  de garde-fous et se présentent comme de véritables dangers permanents.
Récemment, nous avons visité ces endroits. A Adjamé, au quartier Fraternité plus précisément, les automobilistes qui empruntent la voie menant à Fraternité Matin retiennent leur souffle avant d’amorcer ce tournant  avec prudence et délicatesse. Le grand caniveau  dont l’existence à cet endroit n’était que soupçonnée  est aujourd’hui à ciel ouvert, offrant sa profondeur, son contenu nauséabond et tout ce qu’il représente comme danger pour les usagers. Des usagers qui ne savent plus à quel saint se vouer…L’état de cette voirie est tout simplement effrayant. A telle enseigne que M. Koffi Wassa, imprimeur résidant du quartier, n’hésite pas  à demander à « l’Etat de prendre en charge ce  dossier ». Il estime que les usagers courent un double risque face à ce tombeau à ciel ouvert. Qui pose par ailleurs un problème d’hygiène, puisqu’il fait le lit des mouches et autres larves de moustiques qui sont une menace pour la santé des riverains.

A Marcory carrefour SIB, la chaussée a subi l’effet constant des eaux usées provenant d’un regard situé à proximité des stations  d’essence implantées le long de cette voie à double circulation. Depuis longtemps,  ces eaux stagnent au milieu de la chaussée. Elles ont fini par faire des crevasses qui rendent la circulation peu aisée à cet endroit. En saison pluvieuse, les crevasses s’agrandissent. Les riverains assistent impuissants à cette dégradation. Si rien n’est fait, dans les mois à venir,  cette voie ne sera plus praticable. Autre lieu. Même spectacle. Riviera II, à proximité de l’ancien maquis d’Alpha Blondy, la route séparant ce quartier du village d’Anono n’en est plus une. Ici, c’est le comble.
Le goudron, érodé sous l’effet de l’eau, a fait place, pour ainsi dire à une piste impraticable. Ceux qui empruntent cette voie ont-ils encore la notion du danger…


jeudi, 24 janvier 2008

Visite guidée

f80e011a5fdd92448e565932d6eb173a.jpgLa cellule Françafrique, comme son nom ne l'indique pas, est un collectif de citoyens français militant pour l'assainissement des relations entre les nations africaines et leur pays. Leur site web s'inscrit donc la mouvance des nouveaux médias numériques dont l'objectif est de porter un regard nouveau sur les tenants et les aboutissants de ces relations. C'est donc à ce titre, que cette cellule a élaboré un original "safari" consacré aux tanières d'animaux (politique) africains en migration à Paris.

Pour le Safari (cliquer ici)

La carte des présumés biens mal acquis africains par la cellule Françafrique (cliquer ici)
Les photos des présumés biens mal acquis sur flickr.com
Mini Biographie des préfets africains (cliquer ici)
Enfin, toujours dans l'esprit des biens mal acquis un blog congolais qui vaut le détour.

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