29/08/2007
Tintin au Congo

La colonne Voulet-Chanoine (au bon vieux temps des colonnies)
L'air du temps fait que certains (un) dirigeants européens peuvent se permettre d'aller distraire les oreilles de la jeunesse africaine. Il pousse même le cynisme jusqu'à vendre ses théories au sein des temples du savoir que sont les universités. Heureusement, certains esprits éclairés veillent et apportent la contradiction à certains de ses propos méprisants.
Ainsi, quand le droit au pardon pour l'esclavage et la colonisation est à nouveau contesté - "Nul ne peut demander aux fils de se repentir des fautes de leurs pères"- l'éditorialiste ivoirien Edgar Yapo répond par une simple question : "Angela Merkel pourra-t-elle jamais prononcer une telle criminalité dans un amphithéâtre de Tel-Aviv ?"...
Emportédans ses foutaises par sa volonté de rupture ce même Monsieur a l'audace d'affirmer que "Cette souffrance de l'homme noir, c'est la souffrance de tous les hommes." En effet, à le voir faire son faro sur le yatcht de Bolloré (un grand ami de l'Afrique celui là aussi), on relativise tout de suite la souffrance de l'homme noir.
Il est vital que l'homme noir puisse faire le deuil de son passé, car se morfondre dans la frustration et endosser le costume de la perpétuelle victime n'est pas source d'émancipation. La difficulté est que parfois ce passé se confond, dans une bien moindre mesure, au présent (Françafrique, OMC & co...) D'autre part, le droit au pardon et à la réparation n'a jamais vraiment été acqui. Au contraire, un discours comme celui qui a été tenu à Dakar nous éloigne un peu plus de ce droit.
Certes, il y'a eu les 40 acres et la mule, quelques commémorations et déclarations ici et là mais en définitive, l'Occident n'a jamais réellement fait son méa culpa à l'Afrique. Ce mépris ne se limite pas au droit au pardon car de façon générale l'africain reste toujours considéré comme un sous-homme, sinon comment expliquer que ce soit qu'un demi siècle après la 2ème guerre mondiale que l'on comprenne enfin que les balles allemandes avaient des effets identiques sur les tirailleurs africains et leurs compagnons d'armes européens. Les progrès de la médecine légiste y sont peut être pour quelque chose ?
Et Tintin dans tout ça? Eh bien comme l'air du temps n'est pas au pardon, le récit de ses foutaises congolaises fait actuellement l'objet d'une plainte déposée par un jeune africain. Toujours sur le Congo (Brazza cette fois), histoire d'apprécier le rôle positif de la colonisation française chez les sauvages d'Afrique, attardons nous sur les colons humanistes qu'étaient Toqué, Voulet et Chanoine.
Ainsi, quand le droit au pardon pour l'esclavage et la colonisation est à nouveau contesté - "Nul ne peut demander aux fils de se repentir des fautes de leurs pères"- l'éditorialiste ivoirien Edgar Yapo répond par une simple question : "Angela Merkel pourra-t-elle jamais prononcer une telle criminalité dans un amphithéâtre de Tel-Aviv ?"...
Emporté
Il est vital que l'homme noir puisse faire le deuil de son passé, car se morfondre dans la frustration et endosser le costume de la perpétuelle victime n'est pas source d'émancipation. La difficulté est que parfois ce passé se confond, dans une bien moindre mesure, au présent (Françafrique, OMC & co...) D'autre part, le droit au pardon et à la réparation n'a jamais vraiment été acqui. Au contraire, un discours comme celui qui a été tenu à Dakar nous éloigne un peu plus de ce droit.
Certes, il y'a eu les 40 acres et la mule, quelques commémorations et déclarations ici et là mais en définitive, l'Occident n'a jamais réellement fait son méa culpa à l'Afrique. Ce mépris ne se limite pas au droit au pardon car de façon générale l'africain reste toujours considéré comme un sous-homme, sinon comment expliquer que ce soit qu'un demi siècle après la 2ème guerre mondiale que l'on comprenne enfin que les balles allemandes avaient des effets identiques sur les tirailleurs africains et leurs compagnons d'armes européens. Les progrès de la médecine légiste y sont peut être pour quelque chose ?
Et Tintin dans tout ça? Eh bien comme l'air du temps n'est pas au pardon, le récit de ses foutaises congolaises fait actuellement l'objet d'une plainte déposée par un jeune africain. Toujours sur le Congo (Brazza cette fois), histoire d'apprécier le rôle positif de la colonisation française chez les sauvages d'Afrique, attardons nous sur les colons humanistes qu'étaient Toqué, Voulet et Chanoine.
18:55 Publié dans lutter contre l'oubli | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, colonisation, congo brazzaville, discours de dakar