lundi, 09 juin 2008
Droit du sang
"On ne peut échapper à cette constatation, appeler un métis, un Noir revient à considérer que la seule pureté est blanche" Philippe Gacon
Dans trois contextes différents, une forme de filiation structurellement identique fut mise en œuvre : l’Occident médiéval avec le principe selon lequel « le pire l’emporte », l’Espagne moderne avec la limpieza de sangre et les États-Unis du xxe siècle avec la one-drop rule (règle de la simple goutte de sang) pratiquèrent l’« hypodescendance », c’est-à-dire l’assignation des enfants d’une union mixte au groupe inférieur. Ce système original, opposé à la filiation unilinéaire et refusant toute identité complexe telle que le métissage en propose, opère un classement différent de celui proposé par les théories racistes du xxe siècle. Si ces cas d’hypodescendance (plus fréquents que ceux d’hyperdescendance) diffèrent entre eux par leur finalité et leur lien avec l’identité, ils traduisent tous le même besoin de classer et la même angoisse face à la propagation du « mal ». Enfin, s’il n’y a guère de continuité entre eux, on observe qu’ils appartiennent tous à l’histoire de pays ou de régions du monde en plein essor et confrontés à l’altérité et au changement. Pierre Savy via lhomme.revues.org Bien que la one-drop rule ne soit plus officiellement appliquée depuis les années 60 du siècle dernier, la question du métissage demeure un sujet sensible aux USA. 08:05 Publié dans kpakpato | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : one drop rule, métissage, usa, obama
dimanche, 25 mai 2008
Fatwa sur Obama?
Dans une campagne électorale américaine où la forme prime sur le fond, la dernière sortie d'Hilary Clinton peut elle être simplement qualifiée de maladresse? Pour justifier son maintien dans la course, Hillary Clinton a fait référence à l'assassinat de Robert Kennedy en juin 1968 alors qu'il briguait l'investiture démocrate. Une maladresse qui lui a valu des critiques de l'équipe de campagne de son adversaire Barack Obama, qui est sous très haute protection. La sénatrice de New York a rapidement présenté ses excuses. Stupeur et la colère du camp de son rival Barack Obama. Celui qui pourrait devenir le premier président noir des Etats-Unis est sous la protection des policiers du Secret Service, le bureau fédéral chargé de la protection des personnalités, depuis le début de sa campagne. Ses partisans ont plusieurs fois évoqué leur crainte que le sénateur de l'Illinois soit assassiné comme Robert Kennedy ou le pasteur Martin Luther King, tué en avril 1968. Le porte-parole de Barack Obama a condamné les propos "malheureux" de l'ex-First Lady, estimant qu'ils n'avaient "pas leur place dans la campagne". via europe1.fr
C'est Mc Cain qui doit se frotter les mains...
02:49 Publié dans kpakpato | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hilary clinton, barack obama, robert kennedy, éléctions, usa, no comment
lundi, 24 mars 2008
ça promet...
Alors que Barack Obama par son discours historique sur les races et l'union de la semaine dernière, s'affirme plus que jamais comme la seule alternative crédible pour les USA (et peut être pour le monde, l'espoir fait vivre), du côté républicain c'est pas vraiment la frite. Bien au contraire, John Mc Cain vient de démontrer à ceux qui en doutaient encore qu'il est le digne successeur de Junior.
La première gaffe de Mc Cain
09:50 Publié dans kpakpato | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : usa, john mc cain, moyen orient, gaffe
samedi, 26 janvier 2008
Crash test

12:10 Publié dans ondikoi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cameroun, USA, science sans conscience, sida, santé
lundi, 01 octobre 2007
Le retour du faucon noir
L'histoire est parfois cynique. Moins d'une semaine après le discours de rupture d'Alpha Konaré à l'ONU, discours qui plaidait pour la fermeture pure et simple de toutes les bases militaires en Afrique, les USA annoncent ce lundi 1er octobre 2007, le lancement de l'AFRICOM. La mission officielle de ce nouveau commandement américain est d'aider le continent africain à se stabiliser...
En effet, l'aventure de stabilisation américaine en Irak n'étant pas faite pour rassurer, interrogeons nous sur cette soudaine "philanthropie" américaine et recueillons les premières réactions sur le continent.
19:10 Publié dans arbre à palabres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : USA, afrique, africom
