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26/07/2008
Réponse du boulanger à la boulangère
Au sujet de la très controversée filière pétrolière ivoirienne. 
Les Cuves de la SIR (Société Ivoirienne de Raffinage) à Abidjan, par Y-Voir-Plus
Gbagbo annonce à Vavoua la révision des accords d’exploitation du pétrole ivoirien
"J’ai subi trois guerres : celles des fusils en septembre 2002, du pétrole et de la nourriture... hier, le pétrole était autour de 130 dollars le baril. Mais au moment où nous prenions notre décision, il était à 145 dollars le baril ; alors qu’en 1995, il était à 15 dollars le baril et au moment où j’arrivais au pouvoir, il était à 20 ou 30 dollars le baril
13:50 Publié dans arbre à palabres | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, pétrole, accords d’exploitation, laurent gbagbo, vavoua, photo
Commentaires
C'est assez puéril et "analphabète" comme argument venant d'un président qui gère un pays depuis 8 ans.
c'est maintenant qu'on perçoit que tel ou tel contrat est léonin, que telle personne est le bouc-émissaire idéal des problèmes du moment alors qu'il n'est pas au pouvoir depuis 9 ans.
Si expressément un pseudo-président, supposé responsable du pays, cache la vérité sur les raisons qui ont poussés tel gouvernement à faire tel partage dans l'exploitation pétrolière , je crois que le devoir du citoyen critique et "intello" est d'essayer de chercher les raisons pertinentes de "ces 12 %" , qui en apparence, semble être l'objet d'un contrat léonin.
En visionnant les vidéos de des déclarations de Gbagbo, j'ai cru avoir affaire à un animateur de la "Sorbonne" au plateau , avec tous les accessoires théâtraux ( l'art gestuel, les mimiques, le faible niveau de langue, l'articulation comique etc...)
Je crois qu'en terme de capacités intellectuelles d'un président et de "marketing politique" du pays, la Côte d'Ivoire mérite mille fois mieux que ces scènes théâtrales.
Allons à la source des informations, crédibilité oblige .
Voici un rapport technique et crédible qui détaille la côte d'ivoire pétrolière avant GBagbo et donne SURTOUT les raisons économiques et marketing des "12 %":
http://www.mbendi.co.za/french/CYCIOI.HTM
Ecrit par : Krathos | 26/07/2008
Quel Président? quel Pays? Depuis 8 ans??? Il va sans dire que nous n'avons pas la même lecture de la situation politique en Côte d'Ivoire. Sur ces fameux 12% et la question très pertinente que tu poses, je dirai que la réponse se trouve dans le titre du billet et le dernier paragraphe de l'intervention du Woody. Par ses demi-vérités Laurent Gbagbo se met tout simplement au niveau de "l'opposition" (un bien grand mot quand on sait que ces gens paratagent le pouvoir depuis...8ans) qui n'a que des demi-mensonges (et les armes)pour le discéditer.
"puéril" analphabête""faible niveau de langage"...sauf erreur de ma part, tu sous entends donc que Laurent Gbagbo est un populiste...pour ma part je dirai que son style est plutôt populaire et respecte l'esprit de cette citation de JM Adiaffi :
"Quand on parle, c'est pour communiquer. Or comment communiquer dans une langue ETRANGERE, inconnue ? C'est pourquoi, au sein de mon langage, j'utilise rarement les mots philosophiques inintelligibles pour le peuple. Au contraire, c'est pour notre combat commun de libération que j'écris. Je n'utilise les mots difficiles que quand le contexte m'y oblige ou quand c'est un concept intraduisible."
Ecrit par : Djé | 27/07/2008
ok, djè !!! vous trouvez le style populaire or j'y vois tous les ingrédients du populisme .
Je ne vois pas de demi-mensonges ou de demi-vérités quand on se rend compte que malgré les attaques vaines de Gbagbo, il y'a toujours une certaine opacité autour de la filière pétrole.
Donc je ne vois pas en quoi Gbagbo a éclairé la lanterne des ivoiriens, et bizarrement, il se trouve que les ministères "capitaux" du pays ( economie et finances, mines et energie, agriculture ...) sont pour la plupart aux mains du FPI.
C'est comme si le hasard avait voulu que le DG du port aussi soit le choix de Gbagbo , que le ministère de l'économie qui controle les sorties d'argent dans la filière café cacao soit aux mains du FPI, idem pour le ministère des mines et l'épineuse question du petrole.
le ministre est toujours du FPI depuis l'accession de Gbagbo au pouvoir alors cet argument de gouvernement hybride ou de partage du pouvoir se heurte a une certaine réalité du terrain car les "ministères à problème" sont gérés par des "valets" de Gbagbo.
Quant au titre du billet, le Boulanger est effectivement à son "poste" mais la boulangère , je ne vois pas pourquoi je dirai que c'est l'opposition car la société civile demande également des comptes sur le pétrole ivoirien. y'a-t-il retranscription effective des revenus du pétrole depuis 2000 à 2008? ce sont ces questions là qu'on pose à Gbagbo, et il est souvent le fait d'ONG et pas forcement de partis politiques.
Gbagbo doit situer les ivoiriens et non se "cacher" dans des accusations aussi grotesques que ridicules.
Voila en quoi je trouve inopportun les mots balancés au "one man show" joué au palais présidentiel.
Que diriez vous d'un débat télévisé Gbagbo contre Bédié ? Gbagbo contre ADO ? ADO contre Bédié ?
On verra bien !!!!
Ecrit par : Krathos | 27/07/2008
Appartenant tous les deux au même village et surtout animés par la volonté de lendemains meilleurs pour notre pays, permets moi tout d'abord de te tutoyer.
Oui (et Dieu merci)le FPI s'est arrogé les postes clés et le DG du port est un homme de confiance de Gbagbo , un autre scénario n'aurait fait que rajouter de l'huile sur le feu à l'imbroglio ivoirien. Je constate que cette configuration gouvernementale, numériquement désavantageuse mais stratégiquement plus favorables au FPI, a permis à notre pays de rester debout malgré cette guerre injuste. Le salaire des fonctionnaires a toujours été payé, certains ont même été réévalués (médecins), les investisseurs reviennent, des grands travaux d'infrastructures relancés (Yakro, autoroute, port,zone franche....), la liberté d'expression garantie... Attention loin de moi l'idée d'occulter tous les défis sociaux qu'il reste à mener, mais en tant qu'observateur de cette crise je me dis que le "minimum syndical" a été assuré malgré un contexte politique plus que défavorable.
Rares sont les démocraties dans le monde qui appliquent le système de la cohabitation , et quand bien même c'est le cas, ces périodes sont souvent synonymes d'immobilisme. Qu'attendais tu de gouvernements de cohabitation (forcée) d'un pays en guerre (et coupée en deux)?
L'observateur que je suis remarque aussi que depuis que les accords de Ouaga sont consolidés (donc le climat plus apaisé), un certain nombre de réformes fondamentales prennent corps, la lutte contre la corruption et aujourd'hui la renégociation des conventions d'exploitation du pétrole.
Je jugerai Gbagbo avec la même sévérité que toi si j'étais convaincu qu'il avait toutes les cartes en main.
L'opposition la plus bête du monde : Pour elle, Gbagbo est le Diable personnifiée mais pourtant chaque fois qu'un nouveau gouvernement se formait, elle accourait pour participer au festin ministériel...Moi quand je considère mon adversaire comme Hitler, je ne siège pas avec lui dans le même gouvernement, qui plus est si je n'ai droit qu'à des pacotilles...question de conviction, et de crédibilité.
Dire que la rente pétrolière de la CIV n'est pas si importante que l'on croit du fait que seul 12% nous reviennent n'est pas de mon point de vue ridicule ou grotesque, c'est simplement relativiser sur l'image usurpée de nouvel état pétrolier que certains tentent d'imposer. A question simple, réponse simple (affaire de boulangerie)
Sur les questions de transparence de la filière je ne peux que te rejoindre, mais je ne perds pas de vue que toutes les démocraties découvrent leur limites en période de guerre.
Ne demandons donc pas l'impossible à Gbagbo
Ecrit par : Djé | 27/07/2008
Djè, je n'appartiens apparemment pas à ce village; en tous cas, j'en ai pas l'impression puisque je suis censuré sur la page d'accueil ; point de Krathos sur la page d'accueil malgré ses notes toutes récentes et c'est peut-être le fait de quelqu'un qui rêve d'une Afrique digne, imaginative ....mais qui bâillonne ses "bloggueurs".
Bref, il fallut que je débatte quelque peu avec vous pour me rendre compte de la teneur de vos idées en politique ; ça me réjouit fortement .
Il y'a des expressions qui me plaisent chez vous:" les investisseurs REVIENNENT ", donc il y'avait les investisseurs avant Gbagbo ?...."les salaires ont été réévalués dans certains corps de metier ", faites donc la corrélation aujourd'hui avec l'incapacité budgétaire du gouvernement à résorber ou juguler la crise inflationniste...Et Dieu merci, vous l'avez reconnu , il y'a des Refondateurs dans les ministres ou les structures où les détournements colossaux ont été constatés.... Quelle coïncidence, cher Djè.
En fait le système de cohabitation dont vous faites cas, la bêtise supposée de l'opposition sont des faits exceptionnels parce que cette cohabitation tire son sens des accords signés; et oui, ce sont les accords qui proposaient à Gbagbo d'inclure le partage du pouvoir depuis Marcoussis.Et il a dit qu'il "imposerait" le médicament seulement s'il le jugeait utile aux ivoiriens (adresse à la nation après Marcoussis)
Alors Gbagbo signe des accords et revient les mettre en cause quand ça l'arrange, il vient rejeter son fameux "veto" constitutionnel sur des ministères, pour la plupart délégué à des porte-feuilles secondaires.
Pourtant, je le repete le ministre de l'économie est le choix de Gbagbo, les ministre des mines egalement, la plupart des responsables des structures tentaculaires du café-cacao ( hormis amouzou) ont été choisis par Gbagbo et des détournements sont constatés dans ces structures , qui va -ton accuser ? les ministres de l'opposition ou Gbagbo ?
ou bien on préfère choisir la formule bateau du GOUVERNEMENT, c'est le gouvernement, ce n'est pas Gbagbo, c'est le RHDP azvec ses ministres "secondaires" car Gbagbo et ses ministres exemplaires n'y sont pour rien.
L'impossible qu'un ivoirien ambitieux et critique ne puisse demander à Gbagbo, c'est évidemment de se présenter à la future humiliation qu'il va subir.
Ou bien ?
Ps: n'oubliez pas de plaider en ma faveur à propos de la censure auprès de qui de droit (lol)
Ecrit par : Krathos | 27/07/2008
Si Krathos, tu appartiens bel et bien au village ivoire-blog (nous y reviendrons)
Tout d'abord ne nous méprenons pas, je ne me réclame ni d'un camp ni d'un autre, comme tu as dû le remarquer j'ai à plusieurs reprises employé le terme d'observateur. Si mes interventions te font croire que je penche plus d'un bord que de l'autre, n'y vois que la traduction de mes observations. Observations essentiellement fondées sur le fait que la CIV est dans une situation de guerre, même si les armes se sont définitivement tues, il y'a toujours deux armées sur notre territoire.
Sur les questions d'incapacité budgétaire du gouvernement à résorber la crise inflationniste, à nouveau je trouve que tu mets la barre des objectifs très haut, les émeutes de la faim ont touché un grand nombre de pays pauvres (en paix) et les pays riches sont dans leur grande majorité en plein marasme économique. Comment notre auberge espagnole de gouvernement, soit dit en passant qui jouit à peine de toutes ses recettes du fait de la toute récente unicité des caisses, pouvait relever les défis économiques que tu évoques?
Pour aller plus loin, ce problème que tu poses est fondamentale dans la mesure où je doute que même si nous étions en période de paix et dans un pays dit prospère, nos gouvernants auraient été en mesure de juguler cette crise. Tout cela renvoie à un choix de société. Soit une société politiquement incontrôlable fondée sur le libéralisme à outrance (c'est la malheureuse tendance actuelle) soit une société solidaire où l'état assure ses missions régaliennes et garantit l'accès à un certain nombre de service vitaux(c'est ce qui se dessine à ma grande satisfaction en Amérique du Sud).
Sur la cohabitation et les funestes accords de Marcoussis, à nouveau notre lecture des évènements diverge.Marcoussis c'est le mauvais médicament (générique) qu'il fallait feindre d'avaler d'une part pour que les armes se taisent "définitivement" à court terme et d'autre part sauver à la République de CIV sur le long terme. Effectivement Gbagbo les a signés (sous la contrainte et le chantage) mais par nature ces (dés)accords étaient inapplicables car trop irrationnels pour nous autres ivoiriens mais très certainement rationnels pour ceux qui les ont imaginés. Pour l'anecdote, c'est à Marcoussis qu'est née la nouvelle opposition ivoirienne, incarnée par celui qui en a claqué la porte et que tu vilipendes régulièrement dans ta case. ;)
Sur les affaires de détournements, mon frère, laisses la justice faire son travail. En toute sincérité, imaginais tu il y'a seulement un mois qu'un Tapé Do pouvait croupir à la MACA, ou encore qu'on exige des FDS qu'elles se contentent désormais que de leur salaire?
"L'impossible qu'un ivoirien ambitieux et critique ne puisse demander à Gbagbo, c'est évidemment de se présenter à la future humiliation qu'il va subir. Ou bien ?"
oui si cet ivoirien ambitieux et critique se borne à considérer la CIV comme un état "normal".
En définitive frère khratos, un dicton bien de chez nous qui je n'en doute pas va te faire plaisir ;)
"si tu n aimes pas le lievre il faut tout de même reconnaitre qu il court vite"
Pour ce qui de ton problème de visibilité sur la place du village, ne tombes surtout pas dans la paranoïa, ton "tonton" n'y est pour rien. Tu es à ton tour victime d'un mystérieux virus nommé le "disparu disparu", nous y sommes tous passés et le premier d'entre nous a été ton voisin de palier Edgar Yapo. Moi la dernière fois que j'en ai fait les frais c'est un remède de Yoro à base de Boni Gnahoré qui m'a guérit.
ps : en réponse à la dernière question de ton avant dernier commentaire, je suis pour le débat contradictoire télévisé entre Gbagbo et les leaders de "l'opposition" mais certainement pas pas ceux que tu cites car l'un fait partie du passé et est trop lié à un certain Chirac, quant à l'autre ses atomes crochus avec la finance internationale (principale responsable de nos malheurs) et l'ex-rebellion me laissent un goût amer. Il conviendrait (là je rêve debout) que ces leaders tirent leur révérence et laissent place à la jeunesse de leur parti respectif. Je suis plus clément avec Gbagbo car j'estime qu'on ne lui a pas laissé l'occasion de faire ses preuves.
Ecrit par : Djé | 28/07/2008
Il me semble que l'élément le plus important dans cette intervention de Laurent Gbagbo, c'est sa volonté de renégocier les contrats, si possible. Dans ce domaine, il a tout mon soutien. Quant à son niveau de langue devant les populations ivoiriennes, je rejoins M. Adiaffi et Djé. D'autre part, il ne me semble pas choquant que l'on renvoie ses accusateurs à leurs propres responsabilités dans les affaires du pays. Et puis, je voudrais que l'on convienne une fois pour toutes que tous les hommes politiques ivoiriens sont responsables de la situation économique actuelle de la Côte d'Ivoire. Tout le monde est au pouvoir depuis 2002 ; et que ceux qui n'y sont que depuis peu n'oublient pas qu'ils oeuvraient pour empêcher la machine de tourner convenablement. Soyons au moins honnêtes et reconnaissons cela.
Ecrit par : St-Ralph | 28/07/2008
@ Krathos,
Personne ne te censure sur Ivoire Blog. Ce nest pas juste de dire les choses comme cela... La technique a ses limites. Notre plateforme est largement automatisee tu sais.
Ecrit par : Theo | 28/07/2008
Excusez moi alors, Mr Kouamouo car la technique m'a malheureusement convaincu de cette possibilité.
J'espère seulement que ma contradiction ne vous gêne pas et je rejoins la vision de Mr St Ralph, seulement si Gbagbo a été élu à la veille du discours qu'il a tenu aux populations de Vavoua.
Gbagbo ne va pas quand même se prévaloir de la constitution quand ça l'arrange et après rejeter les scandales de détournements publics et de mauvaise gestion sur les autres.
Où est donc le président plénipotentiaire qui afirme déténir CONSTITUTIONNELLEMENT le pouvoir de dissoudre le gouvernement ?
Etre président, c'est une responsabilité à assumer peu importent les difficultés.
Etre ministre d'un département secondaire et relégué au second plan, où sous sa tutelle, on ne constate pas de détournements en est une autre.
Bien à vous Messieurs !!!
Ecrit par : Krathos | 29/07/2008
Excusez moi Djè mais Ultralibéralisme à la Koulibaly et Socialisme à la Gbagbo ne vont surement pas ensemble, vu les fondements idéologiques de l'Ultralibéralisme de Milton Friedman et Le Socialisme qu'a vanté Gbagbo...
Quand on n'est socialiste, on ne se perd pas dans des justifications dines d'un ultralibéral ( Rappelons nous de Bouabré qui disait que le marché était auto-régulateur )
Quant au débat télévisé, je suis convaincu que la paix de notre pays passe INÉVITABLEMENT par ceux qui y ont joué les premiers rôles après la mort d'Houphouet , à savoir Bédié, Ouattara et Gbagbo.
La jeunesse prendra le relais des dizaines d'années plus tard à la tête du pays , même s'il est véridique qu'on devrait initier plus de jeunes cadres à la fonction ministérielle et aux postes de responsabilité.
Ecrit par : Krathos | 29/07/2008
@ Khratos,
Effectivement, le libéralisme à la Koulibaly ne va pas de paire avec le socialisme mais tu n'es pas sans savoir que les partis sont faits de courant de pensée et que dans le premier programme socio-économique des refondateurs ce n'est certainement pas celui de MK qui prévalait. De plus j'ai évoqué MK pour sa qualité "d'opposant symbolique" et non pas pour ses thèses économiques.
Enfin tu as certainement raison de dire que l'issue du mélodrame ivoirien doit nécessairement passer par le débat contradictoire de ses principaux protagonistes.
Ecrit par : Djé | 29/07/2008
Bonjour Djé,
Ton article a fait écho chez moi en me rappelant la renégociation des accords pétroliers par Pascal Lissouba au Congo dans les années 90. Cette remise en cause des accords ont été réalisé sur la base du même pourcentage de départ qu'en Côte d'Ivoire (si je me fie à tes données). Le refus d'Elf-Congo et la mise en balance d'un acteur prétolier américain a conduit au déclenchement du premier conflit armé congolais depuis les indépendances.
Ce qui me surprenait de la part des étudiants ivoiriens, c'est le fait de croire que c'est une barbarie naturelle intrinsèque aux congolais qui avait conduit les congolais à se battre ensemble.
J'ose espèrer que la lenteur de Gbagbo à renégocier les contrats "léoniens" sur la manne pétrolière s'appuie sur une observation des erreurs et des manipulations que le Congo a connu.
Seule l'union sacrée des acteurs politiques ivoiriens derrière Gbagbo peut conduire à la réussite d'une telle renégociation.
Je ne souhaite pas pousser la comparaison au-delà de certaines limites car les réserves congolaises de pétrole sont encore très importantes. Je ne suis pas sur que les enjeux stratégiques en CI soient équivalents.
@+
Ecrit par : Gangoueus | 29/07/2008
Merci Gangoueus pour cette mise en perspective instructive avec le cas congolais.
ps : je dévore le livre que tu sais
Ecrit par : Djé | 29/07/2008
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