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16/06/2008
Atalaku(2)
à la "demande" d'Aïda (dont je recommande le blog), quelques morceaux choisis d'un article sur l'Atalaku, un phénomène qui témoigne de la singularité de l'industrie musicale africaine. Et en cadeau bonus une démonstration vidéo.
Dans la version ivoirienne, faire son "atalaku" veut dire vanter quelqu'un, comme le font si bien les griots dans la tradition africaine. A l'occasion des show dans les night club , les DJ, ou les animateurs font des "atalakus" à certaines personnes qui émues, déversent sur eux, des billets de banques. Mais le mot "Atalaku" trouve son origine dans la musique congolaise...Pour les exigences d'un public beaucoup plus jeune et friand de la musique d'ambiance les chanteurs congolais s'inventent donc un concept qu'ils appellent "le générique". Dans ce cas, la composition laisse le choix à l'improvisation de l'animateur qu'on appelle "Atalaku". Avant chaque titre, l'animateur ou "l'atalaku" s'emploie à citer des noms des personnalités qui sont dans tous les domaines de la société.
Le phénomène s'est finalement amplifié pour dépasser le cadre de la simple chanson, et prendre un enjeu économique. Certains entrepreneurs qui ont vu l'impact de ces musiques sur les populations en profiteront pour faire leur publicité. C'est par exemple le cas des compagnies, Kin service Expresse ou Kin Fret Service, des entreprises d'import-export qui sont longuement citées dans des chansons des artistes congolais. Même la multinationale Western Union s'y est mise, en parrainant plusieurs artistes dont Olomidé et Wera Son. Ce dernier est même très clair dans son album "Opération Dragon" : "Pour envoyer de l'argent au pays, contactez " Western Union" chante Wera. via africahit.com
Atalaku de Samuel Eto'o Fils par DJ Kitoko et DJ Polio
12:31 Publié dans rue case nègre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : atalaku, RDC, côte d'ivoire, samuel eto'o, kitoko, polio
Commentaires
Salut Djé! en fait l'équivalent du 'Atalaku', c'est le 'Tagaaté' en Woloff ou le 'Djiin' ou le griot chante l'épopée des ancêtres à quelqu'un, leur réalisation au sein de la communauté, leur bravoure, dignité ou tout simplement leur qualité humaine. On le retrouve dans la majorité des chansons de nos artites 'Youssou Ndour, Oumar Pène, Pape Diouf, Djibril Dramé etc...), dés fois même des histoires remontant aux temps de la colonisation, ou de l'esclavage, en l'honneur par exemple des descendants des femmes de 'Talata Nder'.
Avec des arbres généalogiques remontant au X1e siècle; la culture Africaine est en avance sur ce point là, car en occident c'est maintenant qu'ils commencent à s'intéresser à leur arbre généalogique!
Ecrit par : AÏDA | 16/06/2008
Djé tu m'as tuée oooooooooooooh!
Mon pitchouchou en live, je ne l'avais jamais vu en action dans le farotage. En tout cas j'ai noté sa mimique crispée lorsque le mec en blanc est venu lui donner des billets :) genre...
Ecrit par : Lenaelle | 16/06/2008
@ Aïda, merci pour ces précisions très utiles qui me font penser aussi au système des noms et prénoms chez les Akans (groupe ethinique de la Côte d'Ivoire) qui permet de situer chaque individu dans sa lignée mais aussi dans sa famille.
@ Lenanelle,
en tout cas il a lavé l'affront par la suite...n'est pas Papa Eto'o qui veut ;)
Ecrit par : Djé | 17/06/2008
C EST TRES BON! ETO DANCE...MERCI
Ecrit par : Ni@sony | 29/06/2008
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