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28/03/2008
Psychanalyse du dirigeant noir africain
Bienvenue à l'aéroport personnel du Président!
Charles Onyangbo-Obbo, The East African, mars 2008
Presque toujours, comme en Ouganda, on lance des plans de modernisation de l'agriculture. Ces derniers temps, l'enseignement primaire universel et gratuit fait constamment partie du tableau. Mais, une fois que tout a été dit et fait, on voit que la situation économique générale n'a pas évolué et que les conditions de vie de la majorité des habitants ne se sont que très peu améliorées. Alors, au bout de vingt ans, les dirigeants finissent par comprendre qu'ils ne peuvent pas transformer leurs pays en puissances mondiales à revenu intermédiaire.
A partir de là, on assiste à la multiplication d'activités de remplacement, destinées à conférer à nos dirigeants l'importance et la grandeur personnelle qu'ils n'ont pas réussi à atteindre en utilisant intelligemment leurs pouvoirs pour transformer leur pays. C'est l'équivalent politique du Viagra. C'est ainsi qu'en Côte-d'Ivoire Félix Houphouët-Boigny construisit la plus grande cathédrale du monde dans sa ville natale, Yamoussoukro. Dans l'ancien Zaïre, Mobutu Sese Seko s'était offert à Gbado-Lite, au fin fond de la jungle, un palais princier orné de marbre et de diamants, et pourvu de sa propre piste d'atterrissage. Au Zimbabwe, pendant que son pays s'écroulait autour de lui, le président Robert Mugabe a dépensé une fortune dans un palais similaire.
Je me souviens d'un article, que j'ai lu il y a quelques années, sur Menahem Begin, l'un des fondateurs de l'Etat moderne d'Israël, général décoré dans les nombreuses guerres livrées par son pays. Pendant la période où il fut Premier ministre et après avoir quitté son poste, il a vécu dans un modeste appartement qu'il partageait avec sa fille. Les hommes comme Begin n'ont pas besoin de terminaux d'aéroports personnels pour être grands. Que l'on aime ou que l'on haïsse Israël, la situation actuelle du pays montre bien que ces hommes ont réussi à changer leur monde.
12:30 Publié dans arbre à palabres | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : afrique, président, gabegie, photo, collector, ouganda

Commentaires
Il est vrai que toutes les folies des grandeurs n'ont pas la même étoffe. Il est normal que ceux qui vivent dans la misère voient dans les grands travaux de prestige, à visée publique ou privée, comme une insulte à leur condition. Et ce sentiment est encore plus justifié quand ces gouvernants construisent des demeures somptueuses destinée à leur usage personnel et à celui de leur famille sans espoir de voir un jour ces joyaux revenir à l'Etat. Quant aux travavaux de prestige à visée publique, l'histoire nous enseigne que l'Afrique ne fait pas preuve d'originalité. C'est la preuve que ce sentiment est propre à tous ceux qui parviennet unjour au pouvoir.
Ecrit par : St-Ralph | 28/03/2008
Bon papier... Je ne comprends rien à ce mode disparu-disparu. Ton syndrome date de quand ?
Ecrit par : Théo | 28/03/2008
@ Théo, mort de rire....
ça date de ce matin mais laisses ça je vais allez voir les guérisseurs traditionnels, si la grippe aviaire a été vaincu en côte d'ivoire, pour le "disparu disparu" c'est une toute autre histoire.
Ecrit par : Djé | 28/03/2008
Eh oui, grandeurs pour les uns, décadence pour les autres.
Ecrit par : JO TONGO | 31/03/2008
tres bon site ou j ai pu aussi voi beaucoup de bons sujets
merci
Ecrit par : faddy | 09/04/2008
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