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mardi, 25 mars 2008

Mort un 12 septembre

7a911364bed0276ac03387ae9b8afd1f.jpg"L'arme la plus puissante entre les mains de l'oppresseur est l'esprit de l'opprimé"
Steve Bantu Biko

"Biko a été le premier clou dans le cercueil de l’apartheid"
Nelson Mandela lors de son élection en 1994

Vie & mort de Steve Biko

31 ans après sa mort, Steve Biko reste un des héros les plus incontestés de la lutte anti-apartheid après avoir fondé le mouvement de Conscience Noire (BCP) qui a contribué à forger la résistance contre le régime raciste au pouvoir jusqu'en 1994 en Afrique du Sud. Il est mort en septembre 1977, après 16 jours de détention sans procès. Jusqu'à présent, l'affaire Biko n'avait jamais débouché sur des poursuites judiciaires. Inconscient, le militant avait été transporté nu à l'arrière d'une fourgonnette de police sur une distance de plus de 1000 km. Six jours plus tard, le 12 septembre 1977, cet homme de 30 ans qui jouissait d'une parfaite santé avant son arrestation, décédait des suites d'un traumatisme cranien et de blessures au foie, selon les rapports médicaux de l'époque.


En Afrique du Sud, son nom est resté le symbole des répressions du régime d'apartheid, qui le harcela pendant toute sa vie pour ses activités politiques. Sa vie a été immortalisée par le film "Cry Freedom" de Richard Attenborough, salué par la critique internationale, et par une chanson du Britannique Peter Gabriel. Dès la fin des années 60, ce jeune intellectuel brillant contribua à la propagation de la philosophie de la Conscience Noire en Afrique du Sud. Importée des Etats-Unis, cette idéologie qui se présentait comme non-violente, visait à rendre sa dignité et son identité propres à la population noire.
Le gouvernement du Parti national, qui accusait le mouvement d'abriter de dangeureux "anarchistes" préparant un "climat révolutionnaire", finira par bannir le BCP en octobre 1977, un mois après la mort de Steve Biko.
Il fit ses premiers pas en politique sur le campus universitaire de Durban-Westville où il contribua à la fondation du syndicat étudiant noir SASO à la fin des années 60. Dès 1973, ses activités lui vaudront d'être banni à King William's Town. Le 25 septembre 1977, la population de cette petite ville située près de Port Elisabeth lui réserva des funérailles grandioses. via afrique-express.com
 

Commentaires

Portrait sobre et dépassionné d’un homme passionné et dont la mort révulse encore aujourd’hui… Tu as une plume précise et froide ; moi, j’aurais donné dans la surenchère et des comparaisons—et évoquer Thomas Sankara, abattu par ceux-là même avec qui il avait grandi et qui règnent à vie dans une mascarade démocratique.

Ecrit par : Jean-Pierre | mercredi, 26 mars 2008

Flatté que tu m'attribues ce texte mais je l'ai extrait d'un site web (voir titre).
Pour le reste je suis du même avis que toi, d'ailleurs je rends hommage à ma manière sur ce blog à Sankara et d'autres illustres africains injustement partis trop tôt.(voir "lutter contre l'oubli")
Au plaisir.

Ecrit par : Djé | mercredi, 26 mars 2008

Maximum Respects !!!!!

Ecrit par : Democrates .D | jeudi, 27 mars 2008

Max Respect.!!!!

Ecrit par : Democrates .D | jeudi, 27 mars 2008

amitiés à Mickey Mosman & Black Jack

Ecrit par : Djé | jeudi, 27 mars 2008

salam
merci de ce rappel, c'était un grand héros et martyr, bref un exemple
peace

Ecrit par : joie des enfants des camps | vendredi, 28 mars 2008

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