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19/02/2008

échauffement, échauffement

127164d95849dfcfb6b5f8d359461e23.jpgEn matière d'armement, les maghrébins ne font pas dans la demi mesure. Les impressionnantes acquisitions, tant sur les plans qualitatif que quantitatif, que s'apprêtent à faire l'Algérie et le Maroc l'attestent. Le guide de Tripoli n'est pas en reste, tous avons encore en mémoire ses promesses d'achat de matériel français dernier cri . Une course à l'armement qui confirme la progression des disparités économiques entre le Maghreb et l'Afrique sub-saharienne et qui à terme pourrait peser sur la stabilité des pays concernés.

On a fait leur palabre, et pour nous remercier on nous fournit les armes pour faire la notre.


Algérie : les armes qui vont débarquer à nos frontières

L’Algérie va réceptionner dans quelques mois un important lot d’avions de chasse MIG 29 et de chars T90 de la Russie. Ce contrat se chiffre à plusieurs milliards de dollars. Il est parmi les plus gros contrats d’armement dans le monde. La coopération militaire entre la Russie et l’Algérie s’est élargie ces dernières années à la formation des militaires algériens en Russie. Dans ce cadre, 5.400 militaires algériens de divers corps d’armées, ont suivi une formation dans diverses académies militaires russes.

Selon des experts militaires, l’achat par l’Algérie d’armement de dernière génération comme les MIG 29 risque de créer un déséquilibre stratégique dans la région du Maghreb. C’est ce qui inquiète le Maroc et la Libye ainsi que tous les pays qui ont des intérêts dans la région. Surtout que « le matériel militaire russe commandé par l’Algérie, comme les chars T-90C, les MIG 29 et les SU-27, entre dans la catégorie des armes offensives », expliquent des sources militaires. Les mêmes sources relèvent que le Maroc achète essentiellement des armes défensives, comme les transporteurs de troupes blindés, les blindés légers et les avions de transport militaires. En février 2004, le secrétaire d’Etat adjoint américain aux Affaires du Maghreb et du Proche-Orient David Welsh déclarait que « les acquisitions militaires algériennes n’étaient pas nécessaires ». Autre source d’inquiétude : l’ancien équipement militaire algérien est souvent remis gracieusement au Polisario.

Le Maroc s’apprête aussi à acquérir des lance-missiles russes portables Kornet et Toungouska. De sources bien informées, les Forces Armées Royales viennent de passer commande du tout nouveau missile 2ASM Sagem en versions 125kg et 250 kg. Ce missile vient à peine d’entrer en service au sein des armées françaises pour les avions de combat Rafales et Mirages 2000. Ce missile est un armement air-sol modulaire à guidage GPS - inertielle. Dans le même cadre, un programme de mise à niveau des avions de combat marocains mirage F1 sous le nom ASRAC est mené conjointement par les sociétés (Thalès et Sagem Défense Sécurity). Le programme prévoit d’équiper les avions de nouveaux radars RDY3 multi cibles, de missile Air-Air Mica Pod désignation laser Damoclès, en plus d’un système d’autoprotection (POD PAJ FA) et d’un détecteur d’alerte RWR.


Selon un rapport de la société Forecast International, institution américaine spécialisée en prospection militaire et de défense, l’Algérie est parmi les pays qui consacrent les plus gros budgets d’armement en Afrique aux côtés de la Libye. « C’est ce qui poussera le Maroc et les autres pays voisins à poursuivre leurs efforts d’armement pour les quatre prochaines années », note Forecast International. La même source souligne que « l’Algérie qui s’est lancée dès 1999 dans son opération d’armement, a déboursé depuis cette date plus de 2,3 milliards de dollars annuellement. Les comparaisons de l’institution américaine sont édifiantes. En 2003, les dépenses de l’Algérie dans l’armement ont été de 2,14 milliards de dollars. Le Maroc a dépensé beaucoup moins : 1,3 milliard de dollars en 2003 et 1,4 milliard de dollars de 2004 à 2007. Pour 2004, en Algérie la loi de finances a consacré un budget pour le ministère de la Défense nationale de près de 202 milliards de dinars, soit 2,8 milliards de dollars. Ce budget dépasse de 186,6 milliards de dinars celui de l’éducation nationale. « L’argent de l’armement aurait pu être investi dans les secteurs sociaux, comme la santé, l’éducation et la modernisation de l’économie algérienne », estime un ressortissant algérien.


Selon des experts militaires, le type d’armement acquis par l’Algérie ne peut pas servir à la lutte contre le terrorisme. Il s’agit, selon la même source, d’armement conventionnel qui ne peut servir que dans un affrontement classique entre des armées régulières. L’argument de la lutte contre le GSPC, devenu Al Qaida au Maghreb islamique, avancé par l’Algérie est fallacieux, selon les mêmes experts. La preuve donnée par nos sources : le surarmement algérien n’empêche pas Al Qaida de se développer dans l’espace sahelo-saharien, ni ne stoppe les attaques du GSPC contre l’armée algérienne et la gendarmerie qui se multiplient depuis une année.

Mohamed El Hamraoui

Via lereporter.ma / juillet 2007


Commentaires

Pendant ce temps la côte est toujours sous embargo !

Ecrit par : tguebo | 19/02/2008

Entendu ce matin à la radio : la vente d'armes en tout genre a augmenté cette année...
Que la France soit un des plus grands producteurs de machines à tuer est une de mes plus grandes hontes...

Ecrit par : Madison | 19/02/2008

On est en droit en effet de s'inquiéter. De nos jours on achète pas pour décorer, mais pour rentabiliser. Quelle rentabilité possible pour ces armes? L'utilisation vers le Nord n'est pas imaginable, Reste...

Ecrit par : Kwaame | 19/02/2008

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