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03/12/2007
Le train de la privatisation
Train privatisé de la SITARAIL à Treichville, par Y-Voir-Plus
BIENS PUBLICS. Un train peut en cacher un autre
billetsdafrique.info / juillet 2007
Trois, quatre fois par mois. Jamais plus. Désormais, l’express Dakar Niger en a fini de traverser Sénégal et Mali tous les deux jours, comme au temps de sa gloire passée, dans les années 60.
Le train fut construit dans les années 20, par la colonie Française pour des objectifs stratégiques. Mais en 1947, la ligne fut le théâtre d’une longue grève retentissante des ouvriers noirs contre leurs employeurs blancs, véritable point de départ de l’indépendance de l’AOF. De cette façon, la ligne Dakar-Bamako, d’objet colonial devenait un objet national. Bon an mal an, « l’express » joua son rôle intégrateur et fut un élément constitutif des bonnes relations des états Malien et Sénégalais.
Mais le matériel vieillissait et son renouvellement fut dédaigné par les gouvernements Diouf, puis Wade au Sénégal, ainsi que par la dictature de Moussa Traoré au Mali.
Alors, les dirigeants se tournèrent vers la Banque mondiale. Celle-ci proposa un prêt, mais l’assujettit à la privatisation de la ligne. À l’issue de longues tractations, le réseau binational fut vendu en une concession de 25 ans, à deux investisseurs canadien (Canac) et français (Getma). La société Transrail SA fut créée. Bien entendu, le projet BM obligeait Transrail à respecter l’intérêt des états et à signer une convention garantissant le service voyageur. Hélas, la réalité fut toute autre ...(cliquer ici pour la suite)
19:35 Publié dans arbre à palabres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Mali, Bolloré, banque mondiale, dette, sitarail, côte d'ivoire, treichville
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