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mardi, 20 novembre 2007

Hommes de clichés

Ou 2 photographes ivoiriens dont le talent n'est plus à prouver.
Le premier évolue dans le monde des médias et collabore avec de prestigieuses agences de presse internationales tandis que le second, surnommé par le premier le Jimmy Hendrix de la photographie, est promis à un brillant avenir dans le monde de la photographie artistique.

A vous de juger.

 


Luc Gnago et ses “images de chez moi”

:jeanmichelneher.blog.lemonde.fr

Luc GNAGO n’a d’autre ambition que de nous présenter un témoignage objectif sur les réalités sociales de son quartier. « Je suis un témoin de l’histoire, dit-il. Dans 50 ans, je veux que les gens sachent ce qui s’est passé chez moi ». Luc GNAGO se dit avant tout reporter; pour lui, la photographie relève d’un travail documentaire. A travers son objectif, il nous parle de la vie quotidienne et de la misère du monde, sans pour autant céder à la tentation du spectaculaire et du misérabilisme. Au cours de ses recherches, il ne saisit jamais ses sujets à la dérobée. Il photographie la rue, les stades, les cages d’escalier, les maisons en tôle ondulée, la plage… et « des gens qui , malgré les apparences, sont heureux dans leur environnement ».


Luc est un adepte de l’image dans l’image. L’intérêt de ce procédé réside dans la double information qu’il véhicule. Toujours en gros plan, un élément du réel immédiat, tandis que la deuxième image, logée dans la profondeur du champ visuel, se veut plus poétique et nostalgique. Souvent, elle évoque quelque souvenir lointain du photographe.

 


Rue 23 par Luc Gnago
 
 
Bio: Luc Gnago est diplômé de l’Insaac (Institut national supérieur des Arts et de l’Action culturelle), Luc GNAGO comptabilise plusieurs années d’expérience dans ce métier qu’il exerce en qualité de photographe de presse. Il est également reporter de spectacles musicaux et a été photographe de plateau sur le tournage de “La Jumelle”, film de Lanciné Diaby, lauréat du prix “Le regard de l’enfant” au Fespaco en 1999. Marquée par le cinéma, sa construction de l’image est faite de plusieurs plans qui découpent le sujet sans jamais fragmenter ni compromettre le consensus de l’image.

 

 


Mondial 2006 à Abidjan par Luc Gnago

D'autres clichés de Luc Gnago : 1 - 2 - 3 - 4



N'Cho Paul Seraphin Sika, le Jimmy Hendrix de la photographie

blogg.org/blog

Né à Abidjan, capitale économique de la Cote d'Ivoire, pays d'Afrique Occidentale, Paul saute des niveaux scolaires et passe ceux dans lesquels il atterrit, achevant ainsi son cursus à une cadence phénoménale. En septembre 2003 Paul commence un « Bachelor of science » en Ingénierie de logiciels. "Après la première année, je ne voulais plus continuer", il rappelle.
Pourquoi ? "Quand je suis arrivé au Royaume-Uni en 2003, je marchais dans Londres quand la bande-annonce d'un film dans la vitrine d'un magasin de télévision m'hypnotisa.

Paul décide donc d'acheter un appareil photo dans le dessein d'expérimenter avec la photographie statique - opposée à la photographie mobile autrement appelée la cinématographie. Paul se souvient de sa première expérience photographique.
"Ce fut avec des amis, une virée nocturne spécialement pour faire des photos, dans les environs de Tower Bridge. J'ai gardé toutes les photos et elles sont presque toutes floues.", Il dit en souriant.



Young mom par Paul Séraphin Sika
 

Les images de Paul sont une représentation fascinante de sa culture et de son expérience de la vie. "Un jour, j'ai rencontré un homme qui me dit : "A chaque fois que je partais au travail, mes collègues parlaient de leurs pays, de leurs beautés, et aussi du fait qu'ils voulaient tous rentrer dès que possible. Mais moi, Je ne pouvais rien dire. J'avais honte. Toutes les photos et vidéos que nous voyons de l'Afrique dans les medias sont sur la guerre, la corruption et la famine. Mais Paul, quand j'ai vu tes photos, j'ai dit "Afrique, mon Afrique..Paul admet être un enfant de l'age du numérique.
"J'ai épousé les outils qui me sont disponibles. Je shoot RAW et je partirai toujours pour la flexibilité. Et cette ère dans laquelle nous vivons nous donne juste ça. Nombreux sont ceux qui disent que l'équipement numérique est en train de ruiner la photographie, mais je pense plutôt qu'il permet à plus de personnes de s'exprimer.
De par son moindre coût et de son instantanéité, le numérique ouvre de nouvelles portes à la créativité."
 



3rd Sita par Paul Séraphin Sika
 

Un article sur Paul Séraphin Sika
Visitez le très beau site de Paul Séraphin Sika : http://photomaking.eu/

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