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jeudi, 15 novembre 2007

Le propriétaire du yatcht

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la case de Bolloré sur les bords de la lagune Ebrié, par Y-Voir-Plus

Quelques précisions sur Vincent Bolloré, l'ami de celui qui souhaitait rompre en Afrique avec les réseaux d'un autre temps...


BOLLORE MENE L'AFRIQUE EN BATEAU : Une stratégie de monopole
via survie-france.org
 
En étendant sa présence dans différents secteurs du transport et de la production (avec les cultures de rente et le tabac), le groupe Bolloré se retrouve dans certains pays en position de quasi monopole voire de monopole. Situation qu’aucun pays occidental (la France, les États membres de l’Union européenne ou les États-Unis) n’accepterait sur son propre territoire. Le cas du transport est un exemple particulièrement flagrant. Adossé au réseau international maritime et terrestre de la SDV dont il est propriétaire depuis 1996, et de la société OTAL, le groupe Bolloré possède le plus important réseau de transit et de logistique maritime et terrestre du continent... Dans le transport maritime Europe-Afrique, Bolloré est en position de quasi monopole. Le seul concurrent sérieux dans ce secteur, le danois Maersk Lines, travaille surtout en Afrique australe. Pour être totalement maître de la chaîne de transport, Bolloré étend sa présence sur deux autres fronts : le chemin de fer et les ports. En Côte d’Ivoire, Bolloré est en position de monopole grâce à la société Sitarail. Fin 1998, il remporte l’exploitation du chemin de fer camerounais, la Regifercam, indispensable pour conforter les contrats emportés par le groupe dans le transport et la logistique des installations pétrolières au Tchad.
 
 
À terme, la stratégie de Bolloré est d’intégrer davantage son activité en contrôlant en plus des bateaux, du transport et du stockage, les activités portuaires. Pour cela il cherche à se retrouver en pole position dans les ports de Pointe-Noire (seul port en eau profonde de la région), d’Owendo-Libreville, de Port Gentil, de Douala (où il assure les travaux de dragage du chenal d’accès au port ), en remontant jusqu’au port de Dakar. Sans oublier au Cameroun le port de Campo attaché à sa société HFC/Forestière de Campo, et le stockage via la Société d’Exploitation des Parcs à Bois du Cameroun (SEPBC). En 1997, Bolloré a pris une participation minoritaire au sein de la Société de dragage des Côtes d’Afrique (SDCA), qu’il a entièrement acquise depuis. Enfin n’oublions pas le « coup magistral » qui a permis au groupe Bolloré de verrouiller une bonne partie du réseau de chemin de fer d’Afrique australe : le rachat en juillet 1999 à la CMB (Compagnie maritime belge) de son réseau de transport terrestre (chemins de fer et routes) en Angola, Mozambique, Zambie, Malawi, Botswana, Afrique du Sud.

 

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